Théâtre
de Namur
Centre culturel
de Namur
Centre d’expression
et de créativité
Marina Viguier et Adeline Rapon

La termitière

Lecture-performance et rencontre avec les autrices Rébecca Chaillon et Joëlle Sambi

20 — 22 mai 27 au Théâtre (Studio)

Rébecca Chaillon et Joëlle Sambi comptent parmi les grandes voix des luttes contre les discriminations racistes, sexistes et homophobes. Rébecca Chaillon déploie une puissance scénique singulière à travers des performances théâtrales hors normes. Joëlle Sambi, quant à elle, fait résonner les mots avec une poésie slamée d’une force de frappe remarquable.
Depuis quelque temps déjà, nous souhaitions pouvoir les réunir au Théâtre de Namur pour vous proposer cette rencontre. En prime, le 22 mai, cette rencontre sera prolongée par du théâtre participatif : RER Q !

Une termitière ne ressemble à rien depuis l'extérieur. Un monticule compact, presque banal. Mais à l'intérieur, c'est un organisme d'une précision redoutable : des galeries, des hiérarchies, un projet commun parfaitement coordonné. La montée de l'extrême droite ressemble à ça. En bas, les trolls anonymes qui testent et normalisent. Un cran au-dessus, les militants qui agressent dans la rue, taguent des croix gammées, défilent en scandant des chants racistes. Plus haut, les chroniqueurs dont les propos dégradants sur les Noirs, les Arabes, les LGBT passent désormais pour du débat. Et au sommet, les politiciens qui lèvent les mêmes idées dans des costumes corrects et les font voter. Chacun à sa place.
La termitière avance.

Une scorpionne qui pique mortellement, une bélier qui fracasse la porte d’entrée face à ce qui grouille.
 

Rébecca Chaillon et Joëlle Sambi sont au centre de cette image — deux femmes noires, lesbiennes, artistes, qui vivent dans ce monde-là et qui font face, chaque jour, à des formes variées de cette architecture.

Elles héritent aussi d'une histoire longue : la blès caribéenne, cette blessure transmise de génération en génération par le traumatisme de l'esclavage et de la colonisation, qui se réveille précisément quand la termitière s'active. Et la défiance théorisée par Franz Fanon : la réponse lucide de celle qui refuse d'être réduite à rien.

Pendant 7 ou 70 minutes, elles font de la scène un espace de tentatives et de résistance. Elles nomment l'architecture de la haine — du tweet raciste au meurtre lors d'une interpellation policière. Elles font coexister la violence d'aujourd'hui et la mémoire longue de ceux et celles qui ont déjà tenu sous d'autres formes de la même pression. Elles ne cherchent pas à consoler. Elles cherchent à voir clair et prêtent aisément leurs lunettes. Une performance frontale, charnelle et politique. Le réalisme magique comme outil d'analyse du présent. L’humour et l’amour jamais loin, jamais moins. Le corps comme archive vivante de ce que la termitière voudrait enfouir.

Est-ce que ça se mange les termites ?

Cette rencontre peut être combinée avec la lecture RER Q le samedi 22 mai à un tarif préférentiel.

Dates

  • jeu. 20 mai 27 19:00
    au Théâtre (Studio)
    Ouverture de la billetterie : mardi 30 juin
  • ven. 21 mai 27 19:00
    au Théâtre (Studio)
    Ouverture de la billetterie : mardi 30 juin
  • sam. 22 mai 27 18:00
    au Théâtre (Studio)
    Représentation seule / Ouverture de la billetterie : mardi 30 juin
  • sam. 22 mai 27 18:00
    au Théâtre (Studio)
    COMBO : La termitière + RER Q / Ouverture de la billetterie : mardi 30 juin
Agenda