Parcours #2 : En coulisse
Découvrir l'envers du décor
Pierre Guillois / coécrit avec Agathe L’Huillier et Olivier Martin-Salvan
Ils nous ont fait hurler de rire avec Les gros patinent bien en avril 2024. Les revoici avec un mélo burlesque totalement irrésistible, Molière de la comédie 2017 : du rire, du rire, encore du rire (et de la tendresse)…
Bigre, on en redemande !
Sous les toits de Paris, trois petites chambres de bonnes se partagent un couloir étroit. Deux hommes et une femme y sont voisins : trois destins brinquebalants, trois cœurs qui cognent contre des murs trop fins et s’accrochent à tout ce qui ressemble à l’amour, à la vie ou à l’espoir. L’histoire serait joliment romantique si ces trois hurluberlus n’avaient comme particularité de tout rater. Absolument tout. Dès lors, les catastrophes s’enchaînent, les gags pleuvent à coups de saynètes truculentes et de déflagrations comiques.
Grâce à une machinerie digne du Grand-Guignol et à une mécanique du désastre d’une inventivité rare, les objets volent, les corps valdinguent et tout l’étage est chahuté par divers incendies, fuites, tempêtes et autres sinistres délirants qui finissent en un chaos étourdissant. Pierre Guillois orchestre ce grand bazar avec une précision de funambule, un sens du rythme et de la drôlerie omniprésent.
Dieu sait qu’il est drôle, ce Bigre bourré de gags inventifs. Mais le rire qu’il suscite est d’une qualité particulière : il s’accompagne d’une émotion qui ne s’efface pas, une fois sorti du théâtre.
Le Monde
[Soulignons] la rareté d’un tel objet. (…) L’exercice de style touche au but et tous les coups font mouche.
Les Inrockuptibles
Dans notre sélection coups de cœur à découvrir avec vos ados.
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