Compte-rendu, Musique
Le punk-rock de MIT et la dark-wave de Badtime sortent leurs griffes
Retour sur la seconde soirée Contrepoint
Publié le 13 octobre 2026
Après les douces atmosphères folk et expérimentales du Collectif Toverberg en fin d'été (➚), ce sont cette fois des courants d'air électriques portés par les groupes MIT et Badtime qui se sont engouffrés dans le bar de notre Centre culturel à l'entame de l'automne. Des esthétiques punk-garage et dark-wave qui ont fait tanguer le Plan B.
Retour sur cette seconde soirée Contrepoint.
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Avec tout d'abord le duo MIT - The Male Idiot Theory venu de Tournai. On connaissait Lulu Sabbath et Cédric Delaunoy actifs dans d'autres groupes comme Vision 3D ou encore Thee Marvin Gays, on les connaissait un peu moins sur ce projet qui pourtant fait pas mal parler de lui. Il était temps de juger sur pièce, et le verdict est sans appel. Au vu de l'enthousiasme du public, on ne peut que confirmer que leur alchimie mêlant punk et rock garage aux relents progressifs fonctionne à merveille, à l'image de leur belle complicité sur scène.
Le temps d'une courte pause, on reprend avec Badtime. Annoncé comme un duo, c'est bien en solo que Kevin Schuit se présente sur scène. Mais sa partenaire, Ioana Ciora, installée au merchandising n'est pas bien loin. Elle donne corps à l'autre volet de ce duo : son univers graphique, composé de d'illustrations en noir et blanc mettant en scène un chat ambigu dont on ne sait s'il vient chercher une caresse ou s'il va nous jouer un mauvais tour. La musique et l'illustration se croisent, et c'est précisément là que réside le concept du duo qui s'est rencontré en école d'art : une symbiose où le visuel s'alimente du son... ou peut-être l'inverse. Quoi qu'il en soit, la dark-wave de l'Anversois, guidée par des boîtes à rythmes et appuyée par les riffs acérées de sa guitare se révèle redoutablement hypnotique et dansante.
Programmation : Marceau Walraevens / Prisme
Compte-rendu et photos : Jean-François Flamey / Prisme